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Cadre de gestion entrepreneuriale du CPSC d’Argenteuil

Portrait des activités de la 2e année de fonctionnement du

CPSC d’Argenteuil

Du 1er avril 2018 au 31 mars 2019

Adopté au conseil d’administration du 26 juin 2019

 

 

    

 

Mission et objectifs (cadre clinique)

 

La pratique de la pédiatrie sociale en communauté s’exerce dans un cadre éco-bio-développemental, un contexte qui explique la façon dont les expériences sociales et environnementales (écologie) et les prédispositions génétiques (biologie) influencent la santé et le bien-être d’un individu tout au long de sa trajectoire de vie (Fondation du Dr Julien, 2013). Elle intervient spécifiquement eu égard aux conditions de stress toxique de l’enfant en situation de vulnérabilité et de sa famille. Elle conçoit ce stress comme une réponse de l’organisme qui se produit quand un enfant fait l’expérience forte et/ou prolongée d’une expérience d’adversité pouvant perturber le développement de l’architecture du cerveau et d’autres systèmes organiques et augmenter le risque de maladies et troubles cognitifs à l’âge adulte (Fondation du Dr Julien, 2013).

L’action en pédiatrie sociale en communauté interpelle directement les différents systèmes dans lesquels évolue l’enfant. Par un processus de médiation, elle vise à mobiliser activement les réseaux familial, social, scolaire, autour de l’enfant et de faciliter la création d’un partenariat fondé sur le lien de confiance entre ces réseaux afin de respecter les besoins et les intérêts de l’enfant, conformément à ces droits.

Sa modalité d’action, communément appelée cœur du modèle, consiste en la mise en place d’une rencontre d’évaluation/orientation avec la participation active de l’enfant, la famille, le médecin, la travailleuse sociale, l’avocat médiateur et de tout autre adulte significatif autour de l’enfant. La rencontre évaluation/orientation constitue une étape centrale du continuum de services et réunit l’enfant et sa famille, le médecin, la travailleuse sociale et les intervenants du centre et de la communauté qui font partie des personnes significatives dans la vie de l’enfant.

L’approche retenue lors de ces rencontres se caractérise selon un modèle organisationnel appelé, au sein de la clinique, co-intervention égalitaire, une forme de travail collectif axé sur le leadership partagé visant à créer une intelligence commune. La compétence principale de la co-intervention se définit comme la contribution du leadership et des ressources de chacun, ainsi que de l’ensemble du groupe, à la réalisation d’un objectif commun (Luc, 2010). Elle repose sur un concept d’empowerment, qui suppose la compétence des personnes, la prise en compte des dimensions individuelles et sociales des problèmes, la reconnaissance de la capacité d’autodétermination des personnes vues comme des agents actifs capables d’évoluer et de transformer leur environnement social pour répondre à leurs besoins (Lemay, 2001). Voici le schéma représentatif du continuum de services que l’on retrouve en pédiatrie sociale.

 

 Globalement, la visée de la pédiatrie sociale en communauté au Québec est de développer une culture d’entrepreneuriat social, qu’elle définit comme étant « l’ensemble des valeurs d’autonomie, de créativité, de responsabilité et de solidarité des convictions partagées, des savoir-faire, des savoir-être et des savoir-agir qui orientent le comportement des personnes, des institutions et de la population à l’égard de l’entrepreneuriat social, ainsi qu’à la reconnaissance de la contribution des entrepreneurs sociaux à leur milieu » (Fondation du Dr Julien, 2013, inspirée de Fortin, Gasse, Toulouse, Table régionale du Saguenay, et Fondation de l’Entrepreneurship).

La pédiatrie sociale dans la communauté (MRC) d’Argenteuil :

 

Nous situons notre contexte d’intervention dans la communauté (MRC) d’Argenteuil où le projet de pédiatrie sociale s’est implanté il y moins de deux ans (mars 2017) en vue de répondre à une problématique de négligence très présente dans la région et plus spécifiquement dans un quartier déterminé, le quartier Ayers, tout en ayant l’ambition de développer un modèle de pédiatrie sociale couvrant l’ensemble du territoire d’Argenteuil.

Les écoles de la MRC ont toutes des indices importants de défavorisation, affichant les niveaux 9 et 10, soit les cotes la plus élevée selon le MEES. Elles sont toutes convaincues qu’il faut pour soutenir la réussite éducative des jeunes travailler aussi sur les facteurs de risque et de protection des familles.

 

Mentionnons également le grand besoin de services chez la clientèle anglophone d’Argenteuil qui constitue le 1/5 de la population argenteuillaise qu’il devient impératif de desservir faute de ressources…En effet, au plan social, malgré une adaptation culturelle palpable entre groupes citoyens francophones et anglophones, là où se démarque davantage l’iniquité, c’est dans le déséquilibre entre les besoins et les services offerts à la population anglophone de tout âge. Cette iniquité porte atteinte à l’actuelle qualité de vie de cette minorité qui se confirme par une augmentation des troubles de santé mentale chez les enfants dûe à l’augmentation du facteur de stress qui se vit dans les familles et à l’incapacité du milieu à y répondre. La MRC d’Argenteuil compte 1 032 enfants anglophones sur son territoire, dont 341 enfants dans la tranche d’âge 0-5 ans, 350 enfants dans la tranche d’âge 6-11 ans et 582 enfants dans la tranche 12-18 ans.

 

C’est, dans les faits, la conviction du milieu dans le contexte d’une approche écosystémique (Bronfenbrenner, 1979), de souhaiter être en mesure de bien soutenir les besoins sociaux des enfants et des familles de la communauté, de combattre l’isolement de ces familles, de contrer la négligence intergénérationnelle et les difficultés d’adaptation des enfants à l’école.

Une récente étude commanditée par la Table de concertation Jeunesse du CISSS des Laurentides secteur Argenteuil (2015), le regroupement de tous les organismes jeunesse de la région a permis de rendre compte du portrait réel de la situation de vulnérabilité d’Argenteuil, et tout particulièrement de celle du quartier Ayers, où se trouve notre centre.

Le portrait qui suit est inspiré de cette étude.

L’empowerment de l’enfant et de la famille est l’esprit dans lequel le milieu souhaite que le travail de concertation soit mis en place.

Dans notre communauté, les besoins en santé physique et mentale des enfants se font grandissants et ont une incidence certaine sur leur adaptation à l’école et dans leur environnement en général. 30 % des élèves sont considérés en difficulté d’apprentissage ou de comportement. Les volets médicaux et juridiques nous paraissaient aussi essentiels tant du point de vue de la vision globale qu’ils peuvent apporter au niveau de la compréhension des problématiques que ces enfants présentent que dans le partage d’expertise qui se développera par la suite entre les partenaires.

La cible visée était de pouvoir, par du cas par cas, offrir un service personnalisé qui permet d’accueillir chaque enfant en souffrance et ses parents pour intervenir de façon plus rapidement et de façon concertée.

La Table Jeunesse d’Argenteuil a reconnu la légitimité d’un centre de pédiatrie sociale en communauté en tant que projet mobilisateur auprès des familles vulnérables et était prête à soutenir un projet de cette envergure.

Les organismes jeunesse implantés dans la région incluant « La Maison de la Famille », les Maisons des Jeunes, le Carrefour Jeunesse Emploi étaient conscients du besoin d’aller de l’avant avec un projet rassembleur, en travaillant ensemble sur une base spatio-temporelle.

Le plan d’action de la Table jeunesse 2016-2017 a ciblé au cœur de son plan d’action les enfants en situation de vulnérabilité par la force du travail inter-organisme qui se concrétisera par des actions sur le terrain.

La communauté a aussi sensibilisé ses élus au projet d’un centre de pédiatrie sociale en communauté, car l’impact d’un contexte très présent de négligence, aux plans socioéconomique et socioculturel, dans une ville-centre (Lachute) et même dans une MRC (Argenteuil) déjà considérées précaires, est majeur, au détriment du développement économique ; il se traduit au global par une pénurie de services aux jeunes, un manque majeur de qualification chez les jeunes adultes dû au taux de décrochage scolaire et donc une stagnation du marché dans notre région.

Le programme déployé par ailleurs par l’organisme « Services d’intervention Jusqu’au Bout » qui œuvrait spécifiquement dans le quartier Ayers et qui au cours de l’année s’est joint au CPSCA, démontre bien la volonté présente du milieu de s’investir dans un projet structurant en cohérence avec les valeurs, les intentions et les actions poursuivies au sein d’un centre de pédiatrie sociale en communauté. La mission de cet organisme visait avant tout, par un travail quartier, un renforcement positif envers la capacité du jeune à développer des comportements positifs, en intervenant par une approche terrain sur une base cognitivo-comportementale, dans le cadre de services de prévention, d’intervention et d’accompagnement et ce, en prenant en considération les réseaux qui gravitent autour de lui pouvant lui aider. Les services d’intervention «Jusqu’au Bout » se composent de travailleurs quartier qui animent les rues et les parcs de la ville, font du dépistage et des suivis auprès des familles qui fréquentent le Centre.

Par ailleurs, au plan scolaire, selon une étude menée auprès des cadres scolaires par la firme Grant Thornton (2016), sur douze commissions scolaires de même taille, la commission scolaire de la Rivière-du-Nord se situait, en termes de lourdeur de clientèle et de décrochage scolaire, la onzième au palmarès. La lourdeur de la clientèle y est définie par les difficultés d’adaptation des élèves. Cela a rendu la population d’autant plus consciente de l’urgence pour cette communauté de mettre l’accent sur la pérennité de ses actions et de se mobiliser autour d’un projet structurant.

Le Centre de pédiatrie sociale en communauté d’Argenteuil possède aussi la particularité d’être implanté sur territoire rural de grande étendue, ce qui peut jeter un nouvel éclairage relativement à la question de l’accessibilité aux services, d’une part, mais aussi vis-à-vis de la pénurie des services existants.

 

 

Mission et objectifs (cadre organisationnel)

 

Dans ce contexte, la mission première du Centre de pédiatrie sociale en communauté d’Argenteuil a donc été d’accompagner et de soutenir les enfants de 0 à 18 ans en situation de vulnérabilité sur le territoire d’Argenteuil pour assurer leur épanouissement et leur développement optimal, dans le respect de leurs droits, leurs besoins et leur meilleur intérêt en étroite collaboration avec nos partenaires. Notre approche est basée sur l’apprivoisement, le partage et la compréhension en vue d’assurer une action efficiente tout au long de la trajectoire de développement des enfants, dans un concept de responsabilité commune et partagée.

Médecins, travailleuses sociales, psychoéducateur, éducateurs, art-thérapeute, zoothérapeute, avocat-médiateur, psychologue, orthophoniste, ergothérapeute, bénévoles,… voici, au plan organisationnel, un arrimage des nombreux intervenants du milieu qui, ensemble, ont assuré un « cercle protecteur » autour de l’enfant et accompagné sa famille selon leurs besoins, dans le plein respect de leur dignité.

 

Au plan de la gestion de l’organisation, nos actions et stratégies ont couvert trois grands axes :

 

Les services directs aux enfants (80 %) : 

Le CPSC d’Argenteuil met tout en œuvre pour déployer des services médicaux aux enfants en situation de vulnérabilité et assurer un suivi par la travailleuse sociale. De là, un plan de suivi/accompagnement est mis en place en collaboration avec les professionnels internes et externes qui se mobilisent pour donner les soins appropriés correspondant aux besoins de l’enfant et de la famille. Un accompagnement peut aussi être réalisé à la maison, à l’école ou dans tout autre environnement de l’enfant, pour des raisons d’accessibilité aux services.

Le soutien à la communauté (15 %) : 

Afin de bien soutenir la communauté, notre expertise est offerte à des organismes communautaires et au personnel scolaire, en soutien aux enfants qui fréquentent le Centre. Le CPSC d’Argenteuil est aussi appelé à jouer un rôle d’agent de liaison auprès des services de santé et services sociaux et les parents.

 

La recherche et le développement (5 %) :

 

Le CPSC d’Argenteuil se préoccupe d’être toujours au fait des recherches probantes en ce qui concerne la réponse au besoin de l’enfant en situation de vulnérabilité. La formation continue du personnel est assurée par l’offre de services de la Fondation du Dr Julien. Le CPSC d’Argenteuil est disposé à participer activement à toute recherche universitaire ou plan de stage que les universités peuvent nous offrir en compatibilité avec la pratique de la pédiatrie sociale.

 

 

Portrait des activités organisationnelles du CPSC d’Argenteuil

 

Les services directs aux enfants : 

Compte tenu du manque de ressources sur le territoire, en vue de répondre à sa mission première, le CPSC d’Argenteuil s’est activé depuis douze mois à mettre en place des ressources manquantes dans notre milieu pour être efficient en vue d’assurer la meilleure qualité de service à sa clientèle.

Ces ressources sont souvent financées en partenariat avec le milieu, mais relèvent du CPSCA.


Voici l’état de situation :

 

Nombre d’employés :

 

Le centre compte actuellement 17 employés (contractuels, temps partiel et temps plein) qui sont répartis ainsi :

  • Une secrétaire à temps plein à l’accueil et à la gestion des dossiers cliniques (4 jrs/semaine)

  • Une secrétaire à temps plein à la comptabilité et l’administration générale

  • Un concierge à raison de 5 h/semaine (payé par la Commission scolaire)

  • Une direction à temps plein (payée temps partiel)

  • Deux travailleuses sociales à raison de 7,5 jrs/semaine (au total, dont 5 jours en prêt de service CISSS)

  • Une ergothérapeute à 2 jrs/semaine (en partenariat Table de concertation Jeunesse)

  • Une art-thérapeute à 2 jrs/semaine

  • Un agent de correction du langage à 5 jrs/semaine (en partenariat Table de concertation Jeunesse et le CISSS des Laurentides)

  • Une zoothérapeute à raison de 8h/semaine

  • Un(e) infirmier(ère) praticien(ne), soit l’équivalent de 0,5 jr/semaine (prêt de service).

  • Deux éducateurs spécialisés à 36 h/semaine (arrimage Jusqu’au Bout)

  • Une médecin généraliste, soit l’équivalent 0,5 jr/semaine (RAMQ)

  • Un pédopsychiatre, soit 0,5 jr/semaine (RAMQ)

  • Une intervenante communautaire à 7 h/semaine

  • Un intervenant psychosocial à raison de 3 h/semaine

 

Ces services ont vu le jour au fur et à mesure des suivis des rencontres d’évaluation/orientation, en fonction des besoins où les ressources étaient inexistantes.

 

De plus nous comptons plusieurs bénévoles (5) répartis comme suit :

  • Un psychoéducateur pour un total de 10 h/semaine

  • Une enseignante retraitée à raison de 20 h/semaine

  • Une ostéopathe à raison de 3 h/semaine

  • Une massothérapeute à raison de 3 h/semaine

  • Une intervenante communautaire à raison de 5 h/semaine

Nombre d’enfants inscrits au centre :

Après 10 mois d’existence, le Centre reçoit 201 enfants, dont 44 enfants en services préventifs, répartis comme suit :

  • 0-5 ans :             31  %

  • 5-12 ans :            52  %

  • 12-18 ans :           17  %

 

 

 

 

Ces enfants sont répartis de la façon suivante :

  • Lachute :                                      56  %

  • Brownsburg-Chatham :              11  %

  • Grenville :                                     18  %

  • Grenville-sur-la-Rouge :             9  %

  • Saint-André-d’Argenteuil :          3  %

  • Gore :                                             2  %

  • Harrington :                                   1  %

  • Mille-Isles :                                   0  %

  • Wentworth :                                   1  %

Le Centre offre en effet des services de prévention dans les écoles et organismes communautaires qui rejoignent actuellement 22 enfants et familles et qui sont appelés à augmenter d’ici la fin de la présente année. Ces services sont de l’ordre des activités de stimulation du langage, de motricité, d’aide aux devoirs, d’alimentation, d’habiletés sociales.

 

Transport :

 

Le service de transport collectif via une entente avec la MRC constitue le moyen privilégié d’assurer le transport à notre clientèle.

 

Statistiques sommaires des services en lien avec les difficultés des enfants :

 

Voici en pourcentage, un portrait sommaire des services offerts à nos enfants inscrits en évaluation/orientation et suivi/accompagnement versus ceux inscrits aux activités de prévention :

  • Médecine :                                         95 %

  • Travail social :                                   90 %

  • Orthophonie :                                    19 %

  • Stimulation du langage :                  10 %

  • Ergothérapie :                                    32 %

  • Prévention/motricité :                       20 %

  • Art-thérapie :                                       8  %

  • Zoothérapie :                                        1  %

  • Psychoéducation :                                1  %

  • Éducation spécialisée :                       20 %

  • Psychologie :                                       10 %

  • Activités de prévention :                      14 %    

À ce stade, nous voulons souligner le rôle prépondérant de la travailleuse sociale qui est au cœur du continuum de services, soit les services d’accueil, d’évaluation/orientation et de suivi/accompagnement. Le rôle de la travailleuse sociale en pédiatrie sociale est au cœur de la démarche interdisciplinaire et intersectorielle qu’interpelle une intervention de réseau.

Intervention parents :

Notre lecture des besoins nous amène aussi à intervenir auprès des parents. Depuis avril, nous avons mis sur pied un groupe de parents qui se réunit une fois semaine en soirée, accompagné par un intervenant psychosocial.

Après deux ans d’existence, le besoin de soutien aux parents s’est avéré extrêmement présent. Voilà pourquoi ce nouveau service à l’attention des parents nous amène à penser à mettre sur pied, à court terme, un service de référencement et d’accompagnement en partenariat avec les organismes adultes, afin d’accroître leur capacité d’empowerment, en vue de renforcer l’impact de la pratique de la pédiatrie sociale auprès des familles.

Le soutien à la communauté : 

 

Le CPSC d’Argenteuil s’efforce de bien jouer son rôle de catalyseur pour mieux répondre tous ensemble au besoin de nos jeunes.

Présents aux différentes tables, nous nous assurons de travailler dans la  concertation et la complémentarité et ainsi d’éviter tout dédoublement de services.

 

Par ailleurs, pour faire foi de cette collaboration, la Table Jeunesse de concertation avec le PREL, nous a octroyé un montant de 38 000 $ pour mettre en place un service de soutien au besoin en orthophonie accessible pour l’ensemble de la communauté.

 

Dans un autre ordre d’idée, un partenariat a été  conclu  avec l’organisme Jusqu’au Bout qui relève maintenant de la pédiatrie sociale pour l’arrimage de nos services respectifs concernant l’utilisation d’éducateurs qui assureront le suivi famille/communauté.

Des ententes de service avec le CISSS sont le fruit de nos rencontres régulières pour maximiser la complémentarité de nos services à l’enfance.

Le centre sait prendre sa place parmi les acteurs importants que sont nos institutions, soit les écoles, le CISSS et toutes les instances concernées par le bien-être et la réussite des jeunes, tant du milieu francophone que du milieu anglophone.

 

En ce sens, nos Clubs sociaux sont également de fiers partenaires financiers qui développent avec nous des projets qui visent la mise en chantier d’une approche orientante (projet de musique, d’art, activités sportives).

 

La recherche et le développement :

 

Le CPSC d’Argenteuil se préoccupe d’être toujours au fait des recherches probantes en ce qui concerne la réponse au besoin de l’enfant en situation de vulnérabilité.

Des rencontres cliniques ont lieu une fois par semaine qui nous permettent de réfléchir et de prendre le recul nécessaire à la validation de nos hypothèses et de nos plans accompagnement.

 

Chacun des employés et bénévoles bénéficie d’un plan de formation continue offerte par la Fondation du Dr Julien. Deux personnels du centre sont actuellement en recherche (Universités du Québec à Montréal et de Sherbrooke) en vue de contribuer au développement optimal de la pratique de la pédiatrie sociale.

 

Le centre a accueilli cette année, plusieurs stagiaires, à la fois de niveau collégial (2 techniciennes en service social et un éducateur spécialisé du Cégep de Saint-Jérôme) et de niveau universitaire (1 étudiante en travail social de l’Université Laurentienne et 1 étudiante en psychoéducation de l’UQO)

 

Conclusion : 

 

En somme, depuis son ouverture, le CPSC d’Argenteuil s’est implanté de façon éloquente. Ce succès provient de notre aptitude à répondre aux besoins des familles de façon adaptée, avec rigueur et rapidement. Nous avons même réussi grâce un partenariat avec la commission scolaire de la Rivière-du-Nord à doubler notre superficie, en termes d’espace.

 

Les parents sont très satisfaits des services que nous offrons. Nous avons été en mesure d’aller chercher leur confiance, ce qui est pour nous prioritaire.

Nous nous efforçons de travailler dans un esprit d’empowerment, car c’est, selon nous, la clé de voûte de la réussite de nos jeunes et de nos familles dans leur réalisation personnelle et professionnelle.

 

Finalement, nous sommes fiers d’avoir été certifiés cette année par la Fondation du Dr Julien, ce qui vient avec une plus grande autonomie financière sur une base récurrente, compte tenu du financement que l’on reçoit de cette fondation de l’ordre du tiers de notre budget global de fonctionnement.

 

Notre implication est grande auprès de notre communauté où nous mettons à profit notre expertise au plan communautaire et institutionnel en partageant nos ressources financières conjointement (orthophonie, psychoéducation, éducation spécialisé, etc.).

Nous avons besoin du support de notre communauté pour poursuivre nos actions, car nous croyons fermement que c’est tous ensemble que l’on peut faire une réelle différence auprès de nos jeunes !

 

Actuellement, nous misons sur le service dans les communautés où nous avons peine à répondre, par une approche intensifiée, en développant de nouvelles avenues auprès des responsables municipaux. Nous sommes d’ailleurs à déposer un plan d’action auprès de tous nos partenaires qui va dans ce sens. Nous serons à même en 2019 de mettre tous nos efforts dans la réalisation de deux points de service, soit l’un prioritairement à l’attention de la clientèle anglophone et un autre localisé à Grenville, afin de mieux desservir l’ensemble de la communauté du grand Argenteuil. En somme, nous voulons être là pour chacune de nos familles !

Annie Reddy, directrice générale

Avril 2019